/
0/5

0 avis

Vièle "sarangi"

Anonyme

17e siècle

Inde du Nord / Asie

E.1403

La sonorité émouvante du sarangi s’apparente au timbre de la voix, aussi s’impose-t-il dès son apparition comme l’instrument de prédilection pour accompagner le chant. Il demeure longtemps le compagnon de route de bardes itinérants qui sillonnent les quatre coins de l’Inde.

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, les joueurs de sarangi deviennent les professeurs et accompagnateurs des danseuses-courtisanes très prisées des milieux aristocratiques, et contribuent à la vitalité des arts de la scène.
Un siècle plus tard, la nouvelle société anglo-indienne, empreinte de l’esprit puritain de l’Angleterre victorienne, met au ban de la société ces courtisanes et, par voie de conséquence, le sarangi.
Tardivement réhabilité et représentant aujourd’hui une tradition très affaiblie, le sarangi a retrouvé sa fonction d’accompagnement auprès des chanteurs de Khyal.
Il est également devenu, au cours du XXe siècle, un instrument soliste à part entière. Exerçant à une époque où le violon devient soliste.

Le sarangi, comme toutes les vièles de cette région du monde, a la particularité d’être taillé dans une seule pièce de bois. Il se compose d’un cheviller massif, d’un manche creux, rectiligne et d’un résonateur allongé et cintré en son milieu.

Lire la suite

Chargement des enrichissements...

Avis des lecteurs