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Photo : Claude Germain, photographe

Orgue de salon

Jean-Baptiste Jérémie Schweickart

1784

Paris / France / Europe

E.2010.5.1

Les orgues de salon réalisés au XVIIIe siècle sont extrêmement rares. Avec celui du musée de Bâle, cet orgue, particulièrement bien conservé, est le seul exemplaire connu de Schweickart.

À la fin du XVIIIe siècle cohabitent en France différents types d’instruments remplissant la fonction d’orgue de concert, utilisé dans la sphère privée et essentiellement dédié à un répertoire profane.

On doit cet exceptionnel orgue de salon à Jean-Baptiste Jérémie Schweickart, facteur d’origine germanique installé à Paris vers 1768. Si son nom est aujourd’hui tombé dans l’oubli, plusieurs sources de la fin du XVIIIe siècle le décrivent comme l’un des plus remarquables facteurs de son temps.

Les instruments de Schweickart, par l’utilisation de jeux de flûtes entièrement en bois, présentent une facture typique de l’Allemagne du Sud (d’où il était originaire).

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Vues

  • Photo : Claude Germain, photographe
  • Orgue de salon, Jean-Baptiste Schweickart, Paris, 1784, vue de face, ouvert
    Photo : Claude Germain, photographe
  • Orgue de salon, Jean-Baptiste Schweickart, Paris, 1784, vue de profil, ouvert
    Photo : Claude Germain, photographe
  • Orgue de salon, Jean-Baptiste Schweickart, Paris, 1784, vue de profil, fermé
    Photo : Claude Germain, photographe
  • Orgue de salon, Jean-Baptiste Schweickart, Paris, 1784, détail clavier et étiquette
    Photo : Claude Germain, photographe

Description

Description
Clavier = frontons "à l'anglaise", plaquage d'os avec double filet d'ébène au niveau des feintes pour les naturelles, feintes en ébène ou poirier noirci. Les touches sont celles d'un pianoforte avec deux plombs encastrés à l'extrémité et un guide en ébène. Comme dans un pianoforte, le clavier est déporté à gauche. Mécanique = la laye se trouve sous le clavier, à l'envers, et les soupapes sont actionnées directement par des pilotes en métal de 3 cm à l'avant des touches, pour bénéficier d'un effet de levier maximum. Cette mécanique, très légère, donne un toucher assez semblable à celui d'un pianoforte. Soufflerie = les soufflets cunéiformes et au-dessus le réservoir à plis parallèles se trouvent à droite, dans la même disposition que pour un pianoforte organisé qui est sous la table d'harmonie. Composition = quatre registres de 57 notes A-f'" (la1-fa3) soit en tout 228 tuyaux tous en bois. Tous les jeux sont coupés entre le b' et le c'', ce qui implique huit tirants de registres, trois à gauche et cinq à droite. A priori on ne connaît pas les noms qui pouvaient leur être donnés, mais, par comparaison avec les sources écrites et la morphologie des tuyaux on peut déduire que les bourdons à taille étroite de 8' et 4' sont des jeux gambés visant à imiter les instruments à corde de l'orchestre (violon, violoncelle). La basse de 2', seul exemple connu au XVIIIe siècle de tuyau de la famille des flûtes traversières, est sans doute un fifre, tandis que le dessus de 8', correspondant aux tuyaux à biseaux inversés, est un galoubet. Basses = basson 8', galoubet basse de 2e, violon 4', violoncelle 8'. Dessus = haubtois 8', fifre 8', flûte 4', violoncelle 8'. Meuble = L'ensemble, de facture très soignée, est en acajou plaqué sur du sapin pour les panneaux, massif pour le bâti. Le dos est en sapin ainsi que le dessus de la partie haute. La table présente un encadrement de filets de marqueterie.
Marques et inscriptions
Marqueterie sur la barre au-dessus du clavier : "ANNO 1784 FECIT / SCHWEIKART / RUE DE LA POTERIE A PARIS".
Notes
Source : Thierry Maniguet, 2010.
Historique
Avant février 1791 : a appartenu à Claude-François-Marie Rigoley, comte d'Ogny (1757-1790) à Paris, Hôtel des Postes, rue Coq Héron, . De février 1791 à 1841 : a appartenu à sa veuve Françoise Louise Flore Mesnage de Pressigny (1770-1841) remariée en 1792 à Louis Thomas Richard d'Aubigy, baron d'Uberhern (1767-?) à Paris, Hôtel des Postes, rue Coq Héron puis Hôtel de Pressigny, rue des Jeûneurs enfin Château de Bénouville, Calvados. De 1841 à 1927 : a appartenu à sa fille Clémentine d'Aubigny, mariée au comte Hippolyte de Janzé, à son fils Charles Marie de janzé, marié à Julie Vautier et à son autre fille Yvonne de Janzé, mariée au comte Jean de Dampierre au Château de Bénouville, Calvados. Après 1927 : a appartenu à sa fille Yvonne de Janzé, mariée au comte Jean de Dampierre puis à sa propre fille Jeanne de Dampierre. Vers 1960 : a appartenu à la fille de Jeanne de Dampierre, Madame de la Missugière au Château de Fonds des Bois, Loire atlantique. Après 1960 : a été vendu à Alain Vian, antiquaire à Paris. Vers 1980 : a été vendu à André Bissonnet, antiquaire à Paris.
Acquisition
Achat - 15/10/2010
Localisation au Musée
Espace XVIIIe - La musique des Lumières

Enregistrements

Notre sélection :

Orgue de salon Schweickart - Outcast Production, réalisation ; Nicolas Séjan, compositeur
Vivace - Franz Beck, compositeur

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Documentation

Livre(s)

Article(s)

Plan(s) d'instrument

Biographies

FACTEUR
Schweickart, Jean-Baptiste Jérémie (1751-1819)
 - Actif à
Paris - 1768-....

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