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Flûte traversière

Claude Laurent

1820

Paris / France / Europe

E.245

Cette flûte au corps de cristal orné d’améthyste et de clés en argent est l’un des nombreux instruments précieux mis sur le marché au début du XIXe siècle par le facteur Claude Laurent.

Arrivée en Occident au Moyen Âge, la flûte traversière connaît de nombreuses évolutions techniques jusqu’au XIXe siècle. Égalité de timbre, puissance sonore et facilité d’intonation concourent à expliquer son succès et le fait qu’elle éclipsa peu à peu la flûte à bec, instrument plus versatile.

Actif de 1805 à 1848, Claude Laurent produit et vend de nombreux instruments. En 1806, date à laquelle il est encore déclaré comme horloger – sa formation première –, il dépose à Paris le brevet d’une flûte traversière en cristal, instrument de concert à l’aspect de bijou d’apparat. Cette invention a notamment pour origine le souci de pallier les défauts de justesse dus aux déformations du bois soumis à l’humidité du souffle ou de l’atmosphère. Contrairement au bois qui réagit à l’humidité et aux changements de température, le cristal reste presque insensible aux variations d’hygrométrie.

Le son d’une flûte en cristal diffère peu de celui d’une flûte en bois. Car le matériau qui compose le corps d’une flûte influe peu sur sa sonorité ; seule la forme de la perce du tuyau peut en modifier le son. Cette flûte se démarque de sa sœur en bois par sa grande stabilité, mais elle reste de toute évidence beaucoup plus fragile !

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