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Photo : Claude Germain, photographe

Vihuela de Cocula

Anonyme

fin 20e ?

Jalisco (état de) / Mexique / Amérique du Nord / Amérique

E.2018.5.1

Vues

  • Photo : Claude Germain, photographe
  • Vihuela de Cocula, Anonyme, état de Jalisco, Mexique, fin du 20e siècle ?, E.2018.5.1, vue de dos
    Photo : Claude Germain, photographe
  • Vihuela de Cocula, Anonyme, état de Jalisco, Mexique, fin du 20e siècle ?, E.2018.5.1, vue de profil gauche
    Photo : Claude Germain, photographe
  • Vihuela de Cocula, Anonyme, état de Jalisco, Mexique, fin du 20e siècle ?, E.2018.5.1, vue de trois quarts
    Photo : Claude Germain, photographe
  • Vihuela de Cocula, Anonyme, état de Jalisco, Mexique, fin du 20e siècle ?, E.2018.5.1, vue de détail de la rosace et des cordes
    Photo : Claude Germain, photographe
  • Vihuela de Cocula, Anonyme, état de Jalisco, Mexique, fin du 20e siècle ?, E.2018.5.1, vue de détail du fond et des éclisses
    Photo : Claude Germain, photographe

Description

Description
La caisse voûtée de l'instrument est composée de 2 lais de bois de tacote (Gyrocarpus americanus) jointifs sur une arête médiane et mis en forme sur des éclisses adaptées à la courbure de l'arête. L'intérieur de la caisse ainsi que les éclisses, sont contreplaqués afin de renforcer la résistance de l'ensemble. L'instrument présente par ailleurs deux autres particularités : un chevalet sans sillet et le sommet de la table qui repose sur la base du manche, réminiscences d'une facture ancienne, propre aux guitares baroques du XVIIe siècle. Le manche et le chevillier sont taillés dans une même pièce de bois de cedro rojo (Cedrela mexicana) et la touche ne comporte que 4 frettes métalliques. Ces dernières étaient autrefois de simples ligatures en boyau, matériau dont étaient aussi faites les cordes, aujourd’hui en nylon. Bien qu'il possède un cheviller de guitare, l'instrument ne compte que 5 cordes et son accord est dit en "ligne brisée", persistance d'un accordage européen datant du XVIe siècle. Sa particularité concerne la corde la plus basse - ou la plus haute - qui est en général placée au milieu de l'accordatura de l'instrument. Cet arrangement, qui a disparu depuis longtemps en Europe, est devenu une caractéristique propre à de nombreux cordophones d'Amérique latine.
Dimensions
Longueur totale 750 mm. Hauteur 145. Largeur 280.
Matériaux
bois, métal, plastique, nylon.
Décor
Les joints de bord de table et de bord de caisse sont recouverts d'une baguette de bois clair marquée à intervalles réguliers de touches brunes. Cet élément de facture donne l'illusion grossière d'un motif en pistagne, autre motif décoratif communément utilisé autrefois dans la facture instrumentale baroque. La rosace est ornée d'un décor concentrique en marquèterie. Le pourtour de la table est souligné par un filet incrusté dont le motif est "en arête de poisson".
Acquisition
Achat - 28/11/2018
Contexte
La vihuela du Mexique est aujourd'hui un petit instrument joué avec sa version basse, le guiraton, dans les orchestres mariachis - le terme mariachi dénomme à la fois un style musical et un groupe instrumental. Ces ensembles, en général composés d'une ou deux trompettes, de deux à quatre violons, d'une guitare, d'une vihuela et d'un guitaron, se produisent dans les contextes très variés, le plus souvent louant leurs services à l'occasion de mariages, dans les bals ou encore pour des fêtes familiales. Les origines de la musique mariachi sont à rechercher dans un style rural appelé son qui remonte à la fin du XVIIIe siècle et qui était alors uniquement interprété sur des instruments à cordes : violons, guitares et harpes à l’instar de ceux qui étaient joués dans les musiques de salon des colons espagnols. La musique mariachi a progressivement remplacé le son populaire de la région de Jalisco, le son jalisciense dans le courant du XIXe siècle et la vihuela a pris la place de la harpe. La trompette, qui est aujourd'hui devenue un élément indispensable de l'orchestre mariachi, n'est apparue que dans les années 1920 avec le développement du jazz et de la musique cubaine. En 2011, la musique mariachi a été inscrite par l'UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. L'origine de la forme particulière de la caisse de résonance de cette vihuela mexicaine demeure incertaine. Une hypothèse avancée rapproche sa facture de celle du charango, petit luth originaire de Bolivie mais que l'on retrouve aussi au Pérou et dont la caisse bombée est parfois remplacée par une carapace de tatou. Une autre hypothèse fait un lien avec la chitarra battente de l'Italie du Sud, une guitare populaire en vogue aux XVIe et XVIIe siècles et qui accompagnait principalement les chants des sérénades et tarentelles calabraises. Ce type de guitare de petite taille et au dos plat ou bombé, semble avoir été assez répandu en Europe pendant la Renaissance, notamment en Espagne et au Portugal avant d’emprunter les routes commerciales vers le Nouveau Monde et l'Asie du Sud-est.
Localisation au Musée
Non exposé.

Documentation

Livre(s)

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