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Photo : Claude Germain, photographe

Luth "sarasvati vina"

S. Ramanathan

1983

Tiruchirappall / Inde / Asie

E.2019.5.1

Vues

  • Photo : Claude Germain, photographe
  • Luth "sarasvati vina", S. Ramanathan, Tiruchirappall, Inde, Asie, 1983, E.2019.5.1, vue de dos
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  • Luth "sarasvati vina", S. Ramanathan, Tiruchirappall, Inde, Asie, 1983, E.2019.5.1, vue de trois quarts
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  • Luth "sarasvati vina", S. Ramanathan, Tiruchirappall, Inde, Asie, 1983, E.2019.5.1, vue de profil droit
    Photo : Claude Germain, photographe
  • Luth "sarasvati vina", S. Ramanathan, Tiruchirappall, Inde, Asie, 1983, E.2019.5.1, vue de profil gauche
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  • Luth "sarasvati vina", S. Ramanathan, Tiruchirappall, Inde, Asie, 1983, E.2019.5.1, vue de détail
    Photo : Claude Germain, photographe
  • Luth "sarasvati vina", S. Ramanathan, Tiruchirappall, Inde, Asie, 1983, E.2019.5.1, vue de détail
    Photo : Claude Germain, photographe
  • Luth "sarasvati vina", S. Ramanathan, Tiruchirappall, Inde, Asie, 1983, E.2019.5.1, vue de détail
    Photo : Claude Germain, photographe
  • Luth "sarasvati vina", S. Ramanathan, Tiruchirappall, Inde, Asie, 1983, E.2019.5.1, vue de détail
    Photo : Claude Germain, photographe

Description

Présentation
Cet instrument appartient à la tradition de Tanjore.
Description
Le manche / cheviller d'une seule pièce, ainsi que la caisse, ornée de côtes sculptées, sont taillés dans du bois de jaquier (artocarpus integrifolia). Le manche creusé en forme de gouttière est emboîté à la caisse par un montage en tenon dissimulé sous un bracelet de plastique blanc. Il est recouvert d'une fine planche dont les bords sont surmontés de 2 longues baguettes de bois parallèles, l'ensemble se prolongeant légèrement sur la table d'harmonie. Ces 2 baguettes sont enduites d'une épaisse couche d'un mélange de cire d'abeille, de colophane et de noir de fumée dans laquelle sont serties les barrettes cylindriques en laiton qui forment les frettes. 3 chevilles de bois, destinées à recevoir les 3 cordes rythmiques (tala) traversent les deux parois latérales du manche. La table d'harmonie d'une seule pièce, est creusée à la gouge dans une pièce de bois de jaquier. Légèrement voûtée, elle est percée d'une ouïe centrale et de 2 rosaces entourées chacune d'une série de 41 petits trous d'environ 2 mm de diamètre. L'ouïe principale peut être obturée avec un bouchon afin de modifier la résonance acoustique de la caisse. Sur la table est disposé un chevalet en palissandre dont la partie droite, qui épouse une forme singulière, est le résultat d'un travail de recherche du facteur afin d'éliminer certaines fréquences indésirables. Il est surmonté d'une plaque de laiton rectangulaire et convexe sur laquelle reposent les quatre cordes mélodiques. Une seconde plaque métallique arquée qui prend appui sur la gauche du chevalet et qui repose sur la table, reçoit les trois cordes rythmiques. Chacune des 7 cordes de l'instrument (acier et cuivre ou bronze pour les plus épaisses) est attachée à un système de tension composé d'un anneau et d'une boucle métallique enroulé autour d'un épais cordier fixé sur le fond de la caisse. Un petit résonateur piriforme en calebasse est rapporté au manche à la hauteur du sillet.
Dimensions
Longueur totale 1370 mm. Hauteur 450 mm. Largeur 450 mm.
Matériaux
bois de jaquier, plastique, laiton, bois, palissandre, métal, acier, cuivre ou bronze.
Décor
Les motifs décoratifs qui composent les deux rosaces comme les larges filets du bord de table et du manche sont composés de feuilles de plastique gravées et colorées. L'extrémité du cheviller est ornée d'une tête de dragon (yali), figure très répandue dans l'iconographie et la statuaire de l'Inde du Sud. Créature mythologique dont le corps représente parfois un lion, un tigre ou un éléphant, il orne souvent l'entrée de temple dont il est le gardien mais possède également une aura protectrice.
Historique
Rapporté d'Inde par son unique propriétaire qui en avait passé commande à l'atelier de S. Ramanathan à Tiruchirappalli.
Acquisition
Don - 06/06/2019
Contexte
Bien que la sarasvati vina soit un luth et n'appartienne pas à la même famille d'instruments, elle empruntera à la rudra vina plusieurs de ses caractéristiques organologiques. Sa pratique s'est développée durant le XIXe siècle dans l'ensemble des états du sud de la péninsule (Tamil Nadu, Kerala, Andra Pradesh et Karnataka) où elle était jouée principalement par des musiciens appartenant à la caste des prêtres (brahman). Devenue, avec le violon, un instrument très populaire, la sarasvati vina, interprète essentiellement un riche répertoire de musique savante. Deux traditions majeures auxquelles se rapportent deux esthétiques musicales et deux types d'instruments coexistent aujourd'hui. L'école de Mysore accorde une importance particulière aux nuances du toucher, aux articulations et à certains types d'ornements tandis que celle de Tanjore se caractérise par un jeu plus vigoureux, plus adapté à la musique vocale.
Localisation au Musée
Non exposé.

Documentation

Article(s)

Biographies

FACTEUR
Ramanathan, S. (1916-2004)
 - Actif à
Tiruchchirappalli - 1945-.... - Ramjee and Co.
 - Invention(s)
Amélioration de la qualité tonale de la vina, du tambura et du gottuvadhyam par la normalisaton de l'épaisseur de la corde en foncton des différentes hauteurs. Remplacement des frettes en bronze par des frettes faites d'un alliage métallique offrant une meilleure résistance. Srutiveena.
 - Notes
Source : D. Bertrand : La vina d'Inde du sud (2001).

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